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CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Open All Night Index du Forum -> JUNGLELAND -> CINOCHE, THEÂTRE & SPECTACLES
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jipé


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MessagePosté le: Mar 9 Avr - 14:19 (2013)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Retour au cinéma argentin:







Pablo Trapero - 2012 - Argentine

Présenté à Cannes en 2012.


Cet "Éléphant blanc" , c'est un hôpital des bidonvilles de Buenos Aires, en projet de construction depuis....50 ans !!
D'où son nom, on en parle sans arrêt et on ne le voit jamais.
Deux prêtres s'acharnent à vider l'océan avec une petite cuillère dans le quart monde argentin,
munis uniquement de leur foi, et il leur en faut.
Ce ne sont que des hommes et leur résistance est à bout...
Trahis, volés, incompris, sans aide, leur effondrement ne sera pas de même nature.



Une Argentine pillée par les multinationales avec la complicité d'un pouvoir où, de tout temps à jamais,
la corruption est totale et absolue, la hiérarchie de l’Église qui, comme d'habitude partout dans le monde,
louvoie et se met du côté du bâton; et les groupes para militaires qui tirent dans le tas en toute impunité.
Pas de quoi rire, c'est vrai, mais il ne s'agit pas de faire la politique de l'autruche, là aussi.
Jéremie Renier, européen égaré dans tous les sens du terme et le grand Ricardo Darin
tiennent le film à bouts de bras.
C'est dur parfois, mais il faut regarder ces choses....





du même metteur en scène, plus ancien:







Pablo Trapero - 2010 - Argentine


Présenté à Cannes en 2010.


Lui, c'est un "Carancho" : un avocat spécialisé dans les accidents de la circulation à Buenos Aires.
Grâce aux assurances et à la corruption, il profite sans scrupules des nombreuses victimes de la route
qui enrichissent une poignée d’avocats et de policiers mafieux.
Un soir, à la recherche de potentiels clients, il rencontre Luján, une jeune urgentiste
qui cumule les heures de travail et se drogue régulièrement pour tenir.
Leur histoire d’amour commence là, dans la rue, la nuit.
Elle essaye de sauver la vie d’un homme, il essaye d’en faire un client à escroquer.



Ambiance de la nuit à Buenos Aires, pas clean, pas gaie....
et pourtant dans cette jungle, une étrange histoire d'amour prend forme.
Cru, violent, désespéré et superbement joué par Martina Gusman , une des plus grandes actrices argentines
et l'incontournable Ricardo Darin, dont je ne cesse de vanter le talent ici.
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MessagePosté le: Jeu 25 Avr - 07:59 (2013)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant




DESPUES DE LUCIA  -  Michel Franco - Mexique - 2012


Primé à Chicago 2012 et à Cannes 2012 (Un certain regard)


Lucia, la mère, est morte dans un accident de voiture il y a six mois.
Depuis, le mari et sa fille tentent de surmonter ce deuil et prennent un nouveau départ à Mexico.
Chacun se débat avec ce deuil à sa manière...mal, même ensemble.
Dans son nouveau travail pour le père, dans son nouveau lycée pour la fille.
Celle ci n'a pas la force morale de se défendre et devient la tête de turc d'un groupe de camarades
qui vont finir par déraper et provoquer un drame.




Bien accueilli à Cannes, le film a surfé sur une vague de sympathie.
Il est rare dans cette rubrique que je parle d'un film qui m'a un peu déçu. Ce sera donc la 1ére fois.
J'attendais un peu plus de construction et de profondeur.
C'est la chronique d'un deuil impossible, impossible au point que le père et la fille n'échangent même plus leur douleur,
et la subissent chacun de leur côté.
Au point que le père n'a plus la force d'exercer un métier qu'il maitrise pourtant bien.
Au point que la fille va préférer se taire et subir les vexations et humiliations de ses camarades sans se défendre.
Même lorsqu'elle trouvera une porte de sortie que nécessite sa survie, elle ne préviendra pas son père.....

Tous les jeunes acteurs sont des débutants amateurs.
Le film reste intéressant et transcrit sans doute l'atmosphère lourde et violente du Mexique actuel.
Pour cinéphiles curieux de...cinéma....
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MessagePosté le: Sam 8 Juin - 15:08 (2013)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant



LES 500 BÉBÉS VOLÉS DE LA DICTATURE ARGENTINE


Alexandre Valenti - 2012 - Argentine

FIPA d'Or du reportage 2013


Une fois n'est pas coutume, c'est d'un documentaire dont je vous parle.
A voir à la télé lors d'une rediffusion ou en DVD lorsqu'il sortira, ou en replay sur le site de France 5,
dans le cadre de l'émission " Le monde en face".


Argentine - 1976-1983 - Dictature militaire soutenue par l’Église et avec l'aide "d'experts français" en contre révolution.
30.000 disparus, pour la plupart exécutés.
500 femmes (ou plus ?) soupçonnées de militantisme ou de simples sympathies pour la cause populaire
sont amenées à accoucher dans les geôles de la dictature...puis sont exterminées.
Les bébés sont remis à des familles bien pensantes du pouvoir, familles de militaires ou policiers,
catholiques bien sûr, afin qu'ils ne deviennent pas de futurs terroristes.
Sur la place de Mai à Buenos Aires, aux "folles" qui défilent tous les jeudis,
bravant l'interdiction pour réclamer le retour des disparus,
se joignent les grand mères qui veulent savoir ce que sont devenus leurs petits enfants.

Trente ans après, leur combat continue, 100 ont été retrouvés, avec des effets collatéraux douloureux,
et le peu d'empressement des divers gouvernements qui ont succédé à la dictature militaire.
A l'époque, celui qui allait devenir le nouveau Pape a brillé par des attitudes TRÈS ambigües sur le sujet ....

Un film poignant qui serre la gorge. le spectacle de femmes d'un courage et d'une détermination admirables.
A voir absolument d'une manière ou d'une autre.
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Lisa


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MessagePosté le: Lun 10 Juin - 15:44 (2013)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant

A voir absolument en effet !

Documentaire vraiment intéressant ! Quel courage, quelle ténacité ont eus ces femmes!

Il est passé il y a peu de temps sur Arte  si ma mémoire est bonne
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MessagePosté le: Mar 11 Juin - 08:08 (2013)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant

Merci Jipé pour tes conseils toujours intéressants, j'ai essayé de voir ça sur le site web. Même si on sait ce qui s'est passé c'est dingue de penser qu'aujourd'hui toujours l'inertie des gouvernements qui se sont succédés font qu'il y aune vraie volonté de continuer à masquer tout ça !

et au passage à Lisa et n'hésite pas à intervenir quand tu le veux, tout le monde est bienvenu !
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MessagePosté le: Mer 17 Juil - 14:21 (2013)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant




NO    - Pablo Larrain - Chili - 2012


Primé à la Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2012


Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser
un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire,
René Saavedra, de concevoir leur campagne.
Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux
pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.



Une histoire vraie et émouvante, façon de nous rappeler que "NON" c'est un mot qu'on ne doit pas oublier
de prononcer, y compris dans les démocraties (?) occidentales.
Pressé par l'opinion internationale, Pinochet (vous savez ? le copain à Margaret) a été contraint
d'organiser son propre désaveu, trop sûr d'avoir éradiqué toute velléité de contestation en interne.
Le jeune publicitaire (excellent Gael Garcia Bernal !) a dû batailler pour imposer à une opposition
trop marquée par la douleur et la rancoeur, des méthodes de marketing considérées comme choquantes.
C'est pourtant en vendant le retour de la démocratie comme une lessive qu'il a sans doute fait basculer
la partie de l'électorat qui s'était résignée à subir depuis 15 ans.

A voir absolument !
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MessagePosté le: Dim 4 Aoû - 13:22 (2013)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant

Retrouvé presque par hasard un film fondateur de l'histoire des "500 bébés argentins".
Filmé en 1985, donc bien peu de temps après la dictature, par Luis Puenzo, cité à plusieurs reprises dans ce post sud-américain.
Film sorti en 2004 seulement en France.

Et pourtant:

- prix d'Interprétation féminine à Cannes 1985 (Norma Aleandro)
- Oscar du meilleur film étranger 1986 à Hollywood.
- Golden Globe 1986.





La historia oficial - Luis Puenzo - 1985 - Argentine


Alicia est professeur d'histoire, issue de la très grande bourgeoisie argentine,
elle est mariée à un homme d'aff
aires très impliqué auprès du régime fasciste.
Elle a traversé les années de dictature sans se poser de questions, le départ des militaires
et le retour d'un embryon de démocratie ne lui en posent pas davantage.
Son couple a adopté une petite fille à la naissance. Mais par hasard,
elle va être amenée à découvrir tout ce qu'elle a occulté durant des années,
y compris d'où vient sa fille et ce sera terrible....



Je ne vous cache pas que ce sera dur de trouver ce film....ciné-club, re-diffusion sur le satellite, K7, "réseaux parallèles".
Un film émouvant et magnifiquement interprété.
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MessagePosté le: Lun 13 Oct - 08:45 (2014)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant

Voilà longtemps que ce post était muet, faute de coup de coeur...
J'ai vu ce film il y a quelques mois, ça a macéré un peu et finalement j'ai assez aimé:







EL ULTIMO ELVIS  - Armando Bo - 2011 (sortie France 2013) - Argentine

A Buenos Aires, Carlos Gutiérrez est Elvis, à l'usine comme sur scène où il officie pour une agence de sosies.
Plus qu'une passion, Elvis est pour lui un mode de vie.
Voilà qu'un accident l'oblige à endosser un nouveau rôle, celui de père, quand sa fille a besoin de lui…



Bien que parfois très lent, le film rend bien l'atmosphère d'un Buenos Aires au seuil de la misère
où ce sosie du King arrondit ses fins de mois et poursuit un fantasme qui ronge sa vie de musicien raté
au détriment de sa vie tout court.
L'acteur est un américain, acteur totalement amateur, qui n'est pas à proprement parler un sosie physique impressionnant,
mais dont la voix est parfois troublante de fidélité car c'est bien lui qui chante.
C'est un film sur le désenchantement qu'il faut regarder avec bienveillance.
Présenté à Sundance en 2012.
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MessagePosté le: Ven 1 Mai - 18:33 (2015)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant




LES NOUVEAUX SAUVAGES
  (Relatos salvajes) -  Damian Szifron  -  2015  -  Argentine



L'inégalité, l'injustice et l'exigence auxquelles nous expose le monde où l'on vit provoquent du stress
et des dépressions chez beaucoup de gens.
Certains craquent. Les Nouveaux sauvages est un film sur eux.
Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible,
les héros des Nouveaux sauvages franchissent l'étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie.
Une trahison amour, le retour d'un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien,
sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l'indéniable plaisir du pétage de plombs.



Pas de cachoteries, le film lorgne ouvertement du côté des films à sketches italiens des années 60/70.
Y compris le titre en français qui nous rappelle "Les monstres" 1963 de Dino Risi et "Les nouveaux monstres" 1977
du même Risi, épaulé par Mario Monicelli et Etore Scolla.
Les italiens y excellaient, mais on ne boudera pas notre plaisir sur cette copie argentine
qui a eu un gentil petit succès en France en début d'année.
On rit en grinçant des dents et on passe globalement un bon moment, malgré un dernier sketch trop étiré.
Rien à dire sur la distribution, c'est du solide, avec....Ricardo Darin, bien sûr !!
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MessagePosté le: Lun 29 Juin - 12:20 (2015)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant




RETOUR A ITHAQUE - Laurent Cantet - 2014 - FR




Une terrasse qui domine le célèbre "Malecon" à la Havane, le soleil se couche.
Cinq amis sont réunis pour fêter le retour d'Amadeo après 16 ans d'exil.
Du crépuscule à l’aube, ils évoquent leur jeunesse, la bande qu'ils formaient alors,
la foi dans l'avenir qui les animait, … mais aussi leur désillusion d’aujourd’hui.




Non, ce n'est pas une erreur, c'est bien un film français, mais Laurent Cantet (Entre les murs - Foxfire)
aime Cuba et a voulu parler des générations cubaines perdues dans l'espoir utopique
d'une révolution démocratique à visage humain.
Le cinéma cubain est exsangue, comme le reste du pays, mais Cantet a eu les autorisations pour tourner une sorte de huis clos
presque théâtral, respectant les trois règles d'unité (action, temps et lieu)
et joué par cinq comédiens cubains parmi les meilleurs du moment.
Ithaque, dans l'Odyssée d'Homère, c'est l'île où revient Ulysse après son voyage.
Le pouvoir actuel a pourtant bien vu que le ton du scénario était terriblement critique,
est-ce alors le signe qu'une évolution ?
Je reconnais qu'il faut aimer cette île, ce peuple et connaitre sa "vraie" histoire
(pas celle diffusée par Le Figaro et les agences de presse américaines)
pour s'intéresser à ce film et à ce dialogue entre des gens qui, chacun à leur manière,
ont cru d'abord, puis se sont adaptés afin de survivre au naufrage.

Pour amoureux du cinéma/théâtre...et pour ceux qui aiment Cuba.....
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MessagePosté le: Jeu 3 Mar - 09:00 (2016)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant




LES DRÔLES DE POISSONS CHATS   (Los insólitos peces gato)  -  Claudia Ste Luce  -  Mexique  -  2014

Primé dans divers festivals nord et sud américains, ainsi qu'en Espagne (Gijon)


Claudia a 22 ans et vit seule dans une grande ville du Mexique.
Une nuit, elle atterrit aux urgences pour une crise d’appendicite.
Elle se lie d’amitié avec Martha, qui occupe le lit voisin. Martha a 46 ans, 4 enfants,
et malgré un pronostic médical peu optimiste, elle a une inépuisable joie de vivre.
A sa sortie de l’hôpital, Martha invite Claudia à habiter chez elle.
D’abord désorientée par l'organisation chaotique de la maisonnée, Claudia trouve progressivement sa place dans la tribu.
Et tandis que la santé de Martha s’affaiblit, le lien de Claudia avec chaque membre de la famille se renforce jour après jour.


Malgré son nom très français, Claudia Sainte Luce est mexicaine, c'est une valeur montante du cinéma local.
J’appelle ce genre de film un film "pour amoureux du cinéma". Précaution épistolaire pour prévenir qu'il s'agit
d'un cinéma intimiste, fait avec quatre bouts de ficelle où l'émotion est l'ingrédient principal.
Voilà une histoire finalement pas très gaie qui arrive à nous prendre aux tripes.
La jeune Claudia, qui trimballe elle même un lourd passé, s'intègre petit à petit dans une famille
mono parentale et probablement bientôt sans parent du tout.
L'osmose se fait dans la joie et les engueulades, mais tout se finit dans la bonne humeur et l'amour.
Le tout est joué avec une simplicité et une vérité déconcertante car tous sont débutants ou quasiment.
Film pessimiste ? Oui, mais qui finit par vous rendre optimiste....
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MessagePosté le: Mer 30 Mar - 11:33 (2016)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant




UNE SECONDE MÈRE    (Que Horas Ela Volta ?) -  Anna Muylaert  -  2015  -  Brésil


Prix du jury à Sundance


Depuis de nombreuses années, Val travaille avec dévouement pour une famille aisée de Sao Paulo,
devenant une seconde mère pour le fils, mais au prix de ne pas avoir élevé sa propre fille.
L’irruption de cette fille dans sa vie va bouleverser le quotidien tranquille de la maisonnée…



Plus haut dans ce post, je parle de "La Nana", film chilien, ayant obtenu le Golden Globe en 2010.
Une bonne de maison finissait par mal supporter qu'une jeune bonne lui fasse réaliser sa servitude.
Ici, nous sommes au Brésil, c'est un peu le même cadre, mais plus dans la comédie.
De riches brésiliens maintiennent dans un semi esclavage leur bonne, en douceur et sans penser à mal.
Mais tout évènement important dans la vie de la bonne qui risque de mettre à mal cette servitude acceptée
révèle la véritable personnalité des "patrons", sauf pour le jeune ado qui a été élevé par la bonne,
avec une tendresse et un amour que n'ont pas su, pas voulu, ou pas eu le temps d'exprimer ses propres parents.
Mais la bonne a une fille qu'elle n'a pas élevée non plus, car elle a dû s'expatrier pour gagner sa vie et celle de sa fille.
Le retour soudain de cette fille dans l'univers feutré de ces riches brésiliens va provoquer des choses inattendues.
Regina Casé, actrice brésilienne très populaire là bas, est absolument parfaite.
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MessagePosté le: Sam 25 Juin - 08:58 (2016)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant



FELICIDAD  -  (El misterio de la felicidad)  -  Daniel Burman  -  2014  -  Argentine


Santiago et Eugenio sont des amis très proches et associés dans le travail.
Ils se comprennent sans se parler et ne se quittent pratiquement jamais.
Un jour, Eugenio disparait....inexplicablement.
Comble du sort, voilà Santagio obligé de supporter Laura, l’épouse d’Eugenio qu’il n'a jamais pu encadrer.
Ils sont bien obligés de cohabiter en attendant l'éventuel retour d’Eugenio.
Leur recherche commune du disparu va ouvrir bien des portes à leur réflexion.


Daniel Burman est un cinéaste majeur du cinéma argentin.
J'ai vu avec grand plaisir plusieurs de ses films.
La critique l'affuble du surnom de "Woody Allen"...ou de "Truffaut" argentin.
Sous l'apparence d'une comédie, le propos du film va bien plus loin. On pourrait même parler de film à tiroirs.
C'est plaisant et c'est, comme toujours, superbement interprété dans le genre comédie douce amère et pleine d'émotion.

Je ne vous cache pas que, compte tenu de la distribution des films argentins en Europe,
il vous faudra le traquer sur le câble ou sur DVD.
J'ai même fait l'effort de le voir avec des sous-titres en anglais, mon espagnol se limitant à "olé !" !!
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MessagePosté le: Mar 6 Juin - 10:51 (2017)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant



NERUDA - Pablo Larrain - 2016 - Chili (co-prod)


1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement.
Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau
le soin de procéder à l’arrestation du poète.
Neruda et son épouse, la peintre Delia del Carril, échouent à quitter le pays et sont alors dans l’obligation de se cacher.
Il joue avec l’inspecteur, laisse volontairement des indices pour rendre cette traque encore plus dangereuse et plus intime.
Dans ce jeu du chat et de la souris, Neruda voit l’occasion de se réinventer et de devenir
à la fois un symbole pour la liberté et une légende littéraire.



Même si le personnage du policier a vraiment existé, Larrain en a fait quasiment un personnage de roman
dont Neruda se joue avec une certaine complaisance. L'idée d'en faire le narrateur et la voix "off" est originale.
Neruda est devenu l'icône sud américaine et même mondiale de l'artiste qui sacrifie sa vie et son art
à la défense des libertés de son peuple.
Même si sa personnalité a été parfois assez controversé,
il faut reconnaitre qu'il a su sublimer sa poésie (Le "Canto General") au service de ses idées.
Communiste militant, il soutient un gouvernement chilien supposé modéré et progressiste à la fin de la guerre.
La patte des USA s'abat une première fois sur le Chili pour faire changer de cap à ce régime.
Et pour cause ! ce sont des compagnies américaines qui exploitent les mines de cuivre du Chili.
Neruda devient fugitif car c'est la chasse aux communistes.
Le gouvernement le traque sans vraiment y mettre les moyens, conscient de la renommée grandissante du poète,
et de son impact auprès du peuple chilien.
C'est l'époque du film, l'époque de l'écriture du "Canto General".

Puis, exilé plus ou moins de luxe à travers le monde, il reçoit la consécration suprême, le Prix Nobel, en 1971.
Il revient au Chili lors de la victoire démocratique de Salvador Allende en 1973.
Une deuxième fois, les USA interviennent.
Nixon, Kissinger et la CIA soutiennent et financent le coup d'état militaire de Pinochet.
Allende se suicide et Neruda est arrêté.
Le poète meurt en prison de manière étrange et pas vraiment élucidée.
Officiellement d'un cancer, mais avec une grosse suspicion d'empoisonnement sophistiqué.
Pinochet ne pouvait pas se permettre de fusiller un prix Nobel.

J'ai parlé dans cette rubrique du cinéaste chilien Pablo Larrain ("NO" avec déjà Gael Garcia Bernal).
"Neruda" est bien fait et intéressant. Il sera en compétition aux prochains oscars.

En bonus, je parlerai brièvement du film suivant de Larrain, "Jackie" que j'ai très moyennement aimé,
malgré la bonne prestation de Natalie Portman.
On ne sait s'il s'agit d'une hagiographie ou d'un film, Larrain a du mal à cacher son admiration personnelle
et on n'a pas vraiment la sensation que cela apporte grand chose au personnage de Jackie Kennedy.


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MessagePosté le: Lun 13 Nov - 09:36 (2017)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant

Voici un film dont j'avoue que vous aurez des difficultés à le voir en salle.
A priori, non distribué en France, il passe actuellement sur la chaine "Sundance" des chaines ciné de Canal.
Excellente chaine (créée et supportée par Robert Redford) qui permet de voir des introuvables de qualité
du cinéma indépendant et des docus passionnants.
Ceux qui sont vraiment fan de ciné ne trouveront pas forcément cher l'abonnement au bouquet cinéma de Canal.
J'y suis par le biais de "Canal Sat" car Canal + est trop cher et sans grand intérêt, n'étant pas fan de foot !
Mais je parle tout de même de ce cinéma argentin , mal distribué et pourtant excellent,
de la même manière que je sais que Bruce a fait un tas de concerts magiques que je ne verrai jamais.... Wink






LOCK CHARMER  (El Cerrajero)  -  Natalia Smirnoff  -  2014  -  Argentine


Sebastian, serrurier, découvre qu'il a une vision de la vie de ses clients lorsqu'il répare leurs serrures.
Ce pouvoir complique bientôt sa propre vie.



C'est charmant (sans jeu de mots avec le titre anglais), plein de sous entendus sociaux sur l'Argentine actuelle,
et excellemment joué par toutes et tous les acteurs du crû.
Des fois qu'on se prenne à rêver, la réalisatrice nous ramène parfois sèchement à la réalité de la vie de tous les jours,
car tenter de modifier la vie des gens pour empêcher leurs malheurs ou leurs déboires ne va pas sans risques.
Le don de Sebastian devient rapidement plutôt un problème encombrant...
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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 11:13 (2018)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE Répondre en citant



CITOYEN D'HONNEUR (El ciudadano ilustre)  -  2017  -  Mariano Cohn et Gaston Duprat  -  Argentine

Prix d'interprétation masculine à Venise 2016
Goya du meilleur film étranger 2017

Un écrivain argentin, lauréat du Prix Nobel de littérature, vit en Europe depuis plus de trente ans.
Alors qu'il refuse systématiquement les multiples sollicitations dont il est l’objet,
il finit par accepter l'invitation reçue de sa petite ville natale qui souhaite le faire citoyen d'honneur.
Mais est-ce vraiment une bonne idée de revenir à Salas dont les habitants sont devenus
à leur insu les personnages de ses romans ? Va-t-il vraiment y retrouver des amis ?


Une comédie qui finit par grincer et même coincer plus on approche de la fin, c'est l'habilité du scénario.
Il faut noter qu'aucun argentin n'a jamais eu le Nobel de littérature et que l'écrivain est bien sûr fictif.
L'escalade des situations qui dégénèrent en s'imbriquant l'une dans l'autre finit par poser la question
de savoir si la célébrité est une denrée gérable auprès de gens qui ne la voit que par le côté rentable.
C'est cocasse, parfois cruel, cela ressemble à une fable d'humour noir.
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J'ai l'intention de vivre éternellement.
Pour le moment, tout se passe bien.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:12 (2018)    Sujet du message: CINEMA D'AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE

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